Que s'est il vraiment passé au tibet ?
Nul ne doute que les revendications tibétaines soient légitimes, et que cette région dite "autonome" de la Chine, (et qui ne l'est pas) soit menacée par le talon de fer de la sinisation forcée . Mais ce n'est pas une raison pour réecrire l'histoire.
En effet, ce qui s'est passée a Lhassa, voiçi quelques quelques jours, ne correspond ni a la thèse en vigueur a Pékin (ce qui n'a rien de surprenant) ni a la version en vogue dans les médias.
Le seul journaliste présent surplace? James Miles de l'hebdomadaire "The Economist "
A l'en croire, des émeutes ont débuté le 14 mars, apres que deux moines Tibétains on été battus par des agents de sécurité. La ville a alors été le siège de véritables scènes de chasse au "Hans", le groupe ethnique dominant en Chine.
Leurs magasins ont été mis a sac par les Tibétains, avant d'êtres incendiés. Les échoppes appartenant aux "Huis" (une autre ethnie, de confession musulmane) ont subie le même sort. Miles décrit "les destructions ont été systématiques, les magasins appartenant a des Tibétains étaient signalés comme tels par des foulards blancs traditionnels noué sur la devanture. ils ont ainsi échappés a la destruction.Presque tout les autres ont été saccagés"
C'est a la suite de ces évènements que les chinois ont enclenchés une répression brutale, aveugle et sanguinaire. Or cet enchainement des faits, confirmé par des temoignages de touristes, est passé sous silence dans les médias.
Le site Internet "Arret sur image" a eut le mérite d'y consacrer une émission de décryptage. Mais pas un mot dans les journaux télévisés, les radios et les quotidiens, comme si la justesse des revendications tibétaines justifiait que l'on occultât la réalité de l'engrenage.Pourquoi ce black out ?
Pas plus qu'au Tibet qu'ailleurs, la fin ne justifie les moyens ?
Marianne, du 29 mars au 4 avril 2008